La thérapie d'acceptation et d'engagement

 

 

Questions à Dr. Russ Harris​

 

 

Dr. Russ Harris, auteur d’ouvrages reconnus tels que Le piège du bonheur (meilleure vente internationale d'ouvrage de développement personnel) est reconnu par la communauté internationale pour ses accompagnements en Thérapie d'Acceptation et d'Engagement (ACT).  Initialement formé à la médecine générale, il s'est interéssé aux critères physiologiques du bien être.  A travers cet intérêt, il a fait évoluer  sa pratique, de la médecine vers la thérapie et le coaching. 

Il est membre de l'Institut Chrysippe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les novices, comment pourrait-on résumer/expliquer simplement ce qu’est la psychothérapie ACT ? Dans quels cas et/ou pour quelles personnes peut-elle être utile ? Quels sont ses objectifs principaux ?

 

 

A première vue, il semble évident de chercher à éviter -ou lutter contre- la douleur et ce qui nous est désagréable. Pourquoi l’ACT postule-t-il alors qu’il est parfois plus aidant d’accepter de s’y confronter ? Vous semble-t-il possible et nécessaire de tout accepter, même des évènements particulièrement tragiques comme le fait qu’il y ait des attentats ou des guerres par exemple ?

L’ACT aide -entre autre- l’individu à s’engager dans des actions qui vont dans le sens de ses propres valeurs, de ce qui compte vraiment pour lui. Les valeurs sont-elles alors considérées par l’ACT comme garantes du bonheur ou de l’épanouissement de l’individu ?

Peuvent-elles être contraires ou incompatibles avec les valeurs mises en avant par la société ? Quelles stratégies principales sont utilisées par la thérapie ACT pour aider à l’engagement / la mise en action vers ses valeurs ?

Si l’on envisage l’empowerment comme la capacité de l’individu à faire ses propres choix pour sa vie, et à s’engager dans leur réalisation, pourrait-on dire alors que l’ACT a pour finalité le développement de l’empowerment de l’individu ?  En d’autres termes, la psychothérapie ACT a-t-elle pour objectif de restaurer une forme de liberté à la personne ?

 

Le diagnostic de trouble psychiatrique (type CIM ou DSM) du patient a-t’il un impact sur la manière dont sera conduite la psychothérapie ?

 L’ACT permet-il au contraire de se dégager de cette question et de s’adresser à la personne plutôt qu’à sa pathologie ?

 

 

 Interview finalisée par Gaëtan Béghin et Maxime Clavel en Décembre 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tags:

Please reload

Posts Récents

September 16, 2016

Please reload

  • Facebook - Grey Circle
  • LinkedIn - Grey Circle
  • Twitter - Grey Circle
Chrysippe 2019 ©